Jeudi 26
Paléontologie et Anatomie Comparée

› 11:00 - 11:40 (40min)
Représentation des hypothèses cladistiques: une réévaluation du problème de Pleijel à la lumière de la hiérarchie
Mathieu Faure-Brac, Valentin Rineau  1@  , René Zaragüeta Bagils  2@  
1 : Centre de Recherches sur la Paléobiodiversité et les Paléoenvironnements  (CR2P)
Université Pierre et Marie Curie [UPMC] - Paris VI
Centre de Recherches sur la Paléobiodiversité et les Paléoenvironnements (CR2P,UMR 7207) Sorbonne Universités - UPMC-Paris6, MNHN, CNRS UPMC Univ Paris 6 4 Place Jussieu, Tour 56, 5ème étage F-75005, Paris, France -  France
2 : Université Pierre et Marie Curie - Paris 6  (UPMC)  -  Site web
Université Paris VI - Pierre et Marie Curie, Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN)
4 place Jussieu - 75005 Paris -  France

Depuis l'informatisation des méthodes de reconstruction phylogénétique, ces dernières nécessitent une première étape, primordiale, de représentation des données. Traditionnellement, ce processus aboutit à la conception d'une matrice où les différents états de caractère utilisent autant de symboles différents. Néanmoins, ce processus de représentation conduit à différents problèmes, conceptuels comme algorithmiques, mis en évidence par plusieurs auteurs. Pleijel, en 1995, a notamment montré les problèmes liés à la représentation de caractères complexes en matrice, sans parvenir à proposer de solution unique satisfaisante. Son exemple fut repris par Forrey et Kitching, en 2000, qui n'arrivèrent pas plus à les résoudre.

Nous reprenons ici ce problème et l'explorons à la lumière d'une méthode ne nécessitant pas de matrice, l'analyse à trois éléments (3IA). Cette méthode fait appel à une représentation hiérarchique de ces caractères que nous comparons aux propositions de Pleijel. Ces nouvelles propositions présentent de nombreux avantages conceptuels et résolvent de nombreux problèmes soulevés dans la publication de Pleijel. De plus nous mettons en évidence l'apparition d'un phénomène lié à la gestion des nœuds par l'analyse en sous arbre libre de paralogie, qui apparait dans le traitement de cet exemple.

Nous suggérons ainsi l'avantage, sur ce plan, des méthodes sans matrices et espérons que ces résultats mènent à des recherches plus approfondies sur le sujet.


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